Agriculture

Diversigaume

Le projet DIVERSI’GAUME est porté par le Parc Naturel de Gaume et son outil économique, La Coopérative Fermière de la Gaume.

Ce projet de diversification agricole s’appuie sur de nombreux partenaires : les producteurs agricoles gaumais bien entendu mais aussi le contrat Rivière Semois-Chiers, les distributeurs et transformateurs ainsi que la ville de Virton, la Région wallonne et la Loterie Nationale.

Diversi’Gaume a été créé sur le constat d’un manque d’articulation entre les acteurs et initiatives existant sur le territoire. Les produits locaux et leurs filières de distribution sont en effet très nombreux sur le territoire de la Gaume, la demande de produits est en hausse mais les liens logistiques font défaut pour atteindre les collectivités régionales et l’Horeca local. La bonne image « terroir » de l’agriculture gaumaise doit aussi être mieux valorisée au niveau du tourisme. L’objectif général du projet est donc de développer les filières de diversification agricole en place et d’en créer de nouvelles en vue de renforcer économiquement le secteur agricole local et de proposer davantage de produits locaux de qualité.

Dans la foulée de la réouverture de l’abattoir de Virton, Diversi’Gaume a pour ambition de développer la filière bovine gaumaise en valorisant la viande des bovins élevés en agriculture biologique et en la commercialisant sous certification bio. La visibilité de ces productions doit être améliorée pour augmenter leur consommation.

En matière de diversification agricole, deux formes d’activités ont été identifiées en vue de leur développement : la mise en place d’une filière piscicole et la création d’une légumerie-conserverie.

Le lancement d’un élevage de truites locales comprend deux finalités, l’une commerciale par la création d’une filière économique, l’autre environnementale par la restauration de l’état des populations de truites sauvages, sujettes au phénomène d’introgression génétique.  La filière permettra donc d’approvisionner les sociétés de pêche gaumaises, de proposer aux consommateurs une truite née et élevée en Gaume et de restaurer les populations de truites locales en milieu naturel.

Le but de la création d’une légumerie-conserverie est de mettre à disposition des collectivités, des particuliers et de l’Horeca la production maraichère locale, de valoriser les éventuels surplus, les produits moins demandés et d’augmenter la durée de conservation de ces produits. L’atelier de transformation visera la transformation en 4ième gamme (légumes lavés, découpés et emballés) et la transformation par cuisson/stérilisation. Les investissements seront mutualisés tandis que le réseau de clientèle (collectivités, restaurants, particuliers) devra être organisé en parallèle avec le développement d’une logistique adaptée pour le stockage et le transport. La légumerie visera aussi à développer une économie sociale par l’organisation de formations en lien avec la transformation alimentaire. Des campagnes de sensibilisation et de communication à l’alimentation saine et au respect de la saisonnalité accompagneront le développement de ce projet. La légumerie prendra place au sein du futur Hall Relais agricole à construire à Virton dans le cadre de l’appel à projet Hall relais agricole lancé par la Région wallonne en 2015.

AGRINEW

Le projet AGRINEW est né du constat que le nombre de fermes diminue drastiquement, augmentant par conséquent la taille de celles restantes et que l’accès au foncier agricole est de plus en plus difficile.

L’objectif principal du projet AGRINEW est de faciliter l’installation durable et respectueuse de l’environnement de nouveaux agriculteurs et en priorité des jeunes.

Pour y parvenir, nous travaillons à améliorer l’accès au foncier par la restauration de terrains agricoles abandonnés par l’agriculture conventionnelle mécanisée. 


Un peu d’histoire…

Autrefois, les paysages des campagnes agricoles étaient nettement plus variés qu’actuellement et majoritairement composés de polyculture-élevage. Certains milieux naturels, alors consacrés à la fauche de litière et au parcours de troupeaux, donnaient naissance à des écosystèmes dits « semi-naturels », riche en faune et flore de grand intérêt biologique.

Durant les années 1960, la révolution verte – initié par une volonté politique d’intensifier l’agriculture européenne et d’atteindre une certaine autonomie alimentaire via, entre autres, la mécanisation des pratiques – a engendré la valorisation à l’excès des bonnes terres agricoles, abandonnant par conséquent les terres à faibles potentialités agricoles. Les écosystèmes semis-naturels, n’étant dès lors plus entretenus par l’homme, se sont reboisés ; perdant ainsi leur valeur biologique (et agronomique).


Quelques surfaces agricoles ont pu ainsi être restaurés en partenariat avec le DNF (Département Nature et Forêt) et le DEMNA (Département d’Étude du Milieu Naturel et Agricole) mais d’autres restaurations ont été bloquées dues aux restrictions liées à la peste porcine africaine. Les restaurations concernent autant des tourbières pâturées par des bovins rustiques que des anciens terrains de motocross pâturés par des chèvres et moutons. Au vu de la demande dans le domaine du maraîchage, certains terrains propices à cette activité sont également mis à disposition de jeunes agriculteurs.

 

L’avenir des fermes ne peut plus être évalué, comme on a encore trop souvent tendance à le faire, exclusivement sur base de leurs performances technico-économiques. Dans l’optique de développer une agriculture durable au sein de notre territoire, nous travaillons également à favoriser de nouveaux modèles agricoles basés sur des pratiques respectueuses de l’environnement. En partenariat avec Natagora et l’asbl Fourrages Mieux,, nous étudions le fonctionnement et la rentabilité de ces modèles agricoles, analysons les fourrages issus des prairies à haute biologique, suivons l’évolution du poids de moutons pâturant ces mêmes prairies, expérimentons l’amélioration de la diversité floristique de prairies « classiques ».

Fiche projet Leader Agrinew : Fonds européen agricole pour le développement rural : l’Europe investit dans les zones rurales

 

Pwdr - Agriculture solidaire en Gaume

Dans le cadre de ce projet, le Parc naturel de Gaume s’est associé à l’Institut Médico-Pédagogique « La Providence » et à 3 agriculteurs locaux pour une durée de 4 ans.

Au total, 36 jeunes / adultes en situation d’handicap ou de grande précarité découvriront des activités dans un environnement vert et rural. Ces missions pourront leur apporter une meilleure autonomie, permettront également de les responsabiliser et ainsi améliorer leur confiance en eux. Ce projet leur procure un but et donc une source de motivation quotidienne.

Accueil, accompagnement, transmission, lien social et partage
sont les maitres mots du projet.

5 agriculteurs / maraichers du territoire sont partenaires :
P’tite nature – Maraichage bio à Florenville
La Ferme Dolisy – Maraichage et élevage
La Ferme Lutgen – Exploitation agricole et poules pondeuses bio à Etalle.
La Ferme Thiry – Exploitation agricole et vaches laitières à Châtillon
Brin de campagne – Plantes aromatiques et médicinales à Ansart

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