Cadastre solaire du Parc naturel de Gaume (2021)

Une étude du potentiel solaire photovoltaïque a été menée sur les 9 communes du Parc naturel de Gaume. L’objectif est de soutenir une stratégie de transition énergétique cohérente, en favorisant une production locale et renouvelable d’électricité afin de renforcer l’autonomie énergétique du territoire. Cette démarche doit toutefois impérativement s’accompagner d’une réduction de la consommation d’électricité (via la sobriété et l’efficacité énergétiques), notamment dans les secteurs du logement et du tertiaire.

Ce cadastre solaire se divise selon deux méthodologies de travail :

  • Petites installations (≤ 10 kW) sur toitures privées et publiques,
    analysées via des calculs statistiques basés sur des données officielles
    et des hypothèses de développement des unités « domestiques ».
  • Grandes installations (> 10 kW) sur grandes toitures et sols déjà artificialisés,
    identifiées via un inventaire cartographique.

 

Les résultats de cette étude, menée en 2021, permettent d’estimer de manière chiffrée les potentiels photovoltaïques communaux, d’alimenter les outils de planification énergétique et de disposer d’une cartographie pour la prospection de « grands » projets photovoltaïques.

Les conclusions montrent que, grâce notamment à la présence de nombreuses grandes toitures agricoles, le photovoltaïque est particulièrement pertinent sur notre territoire.À l’horizon 2030, le potentiel identifié permettrait de couvrir 25% de la consommation finale d’électricité du territoire (référence 2019) uniquement par du solaire photovoltaïque. En y ajoutant les productions renouvelables existantes (référence 2019), 75% de la consommation électrique pourrait être couverte par des énergies renouvelables. L’électrification massive des usages et les capacités d’accueil des nouvelles productions au réseau électrique doivent toutefois être intégrées dans ces analyses, tout comme les contraintes techniques liées à l’implantation des modules photovoltaïques (capacité portante des toitures, type de revêtement, ombres portées non identifiées, etc.). À noter que ces résultats se lisent sur base annuelle et que la production intermittente du photovoltaïque doit être palliée autant que possible par une augmentation de l’autoconsommation solaire (p. ex. via le développement de la flexibilité et du stockage d’énergie), afin de couvrir un maximum de nos besoins en temps réel.

Lien vers la cartographie solaire réalisée (2021) : http://u.osmfr.org/m/1354774/.


Maxime D’HONDT – Chargé de mission Energie au Parc naturel de Gaume

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